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Ca se passe là (au moins pour quelques jours)

Guère évident de tenir un blog personnel lorsque l’essentiel de votre temps est consacré à votre blog pro. Je ne suis donc actif ici que lorsque j’ai du temps…c’est à dire pendant mes congés (et encore). Bref, je devrais avoir le temps durant les jours à venir de bloguer sur autre chose que l’utilisation des médias sociaux en entreprise (et oui…je m’intéresse à d’autres choses…simplement pas le temps d’en parler).

Alors, si tout va bien, vous risquez de voir dans les jours à venir des billets sur les Boeings 747 d’Air France, les polars scandinaves, San Francisco, la photographie, le brouillard, quelques navets à deux balles que j’ai du regarder contraint et forcé et que je suis donc obligé de vous faire partager histoire de ne pas souffrir seul…

Enfin…si j’ai le temps…bien sur !

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A Paris les pieds dans l’eau

Il y a une petite semaine de cela j’ai vu en l’espace de 48h à la télé (oui il m’arrive encore de la regarder) une fiction qui racontait l’immersion de Londres par une vague géante et une “fiction reportage” (comprendre un film qui prend la forme d’un reportage supposé nous raconter ce qui s’est passé auparavant) nous montrant ce que devrait donner la future grande crue centenaire qu’attend Paris et la manière dont elle aura été gérée.

Cela m’inspire deux choses :

• Le “tout s’effondre, on va tous crever” a le vent en poupe.

• L’Etatisme français a toujours son petit coté sympa : alors que coté Londres on nous montre une panique face à l’imprévu, coté Gaulois le plan d’urgence prévoit tout et nous sauve des eaux.

L’instinct de conservation prenant le dessus, je me suis quand même demandé, au cas où, si j’étais supposé me retrouver les pieds dans l’eau si la chose devait arriver. Et bien, devinez quoi, tout est prévu sur le site de la Mairie de Paris (sur la base de la grande crue de 1911), avec des plans par arrondissement. Finalement je devrais rester au sec.

Reste à espérer que les plans de secours, déjà ficelés eux aussi, tiennent la route.

Et faire un remake de Paris Plage en attendant que ça redescende ?

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Bienvenue dans mon nouveau chez moi

Mon ancien blog perso datait de 2000. Enfin, au départ un truc bricolé en php/msql par mes soins (effectivement quelques années plus tard ça allait s’appeler un blog) puis ça a été un CMS puis, début 2005, un blog stricto sensu. Trop connoté, trop marqué par les différentes époques de ma vie qu’il a traversé je n’arrivais plus à lui donner de cohérence et il périclitait à coté de mon blog “pro” qui lui est en pleine forme. Je ne voulais pas tout effacer alors j’ai reconstruit une nouvelle maison a coté de l’ancienne pour repartir sur des bases propres. Et un nom de domaine qui a davantage de sens qu’un surnom hérité de mes années facs dans les 90’s. En tout cas ce sera plus simple d’en faire la représentation la plus juste possible de mes centres d’intérêts que l’ancien qui n’était plus qu’un amas de notes jetées en l’air, sans intérêt, but ni cohérence.

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13% de la distance de la terre à la lune

C’est ce que j’ai parcouru cette année. Pas mal mais peux certainement mieux faire ;-) .

En fait dopplr vient de m’envoyer mon “bilan annuel”. Amusant de regarder un an de voyages, personnels ou professionnels et de se rappeler des circonstances de chacun, des anecdotes. Et en matière de détails insolites, le rapport lui même n’est pas en reste :

• J’ai fait 13% de la distance de la terre à la lune. J’ai du mal de me représenter si c’est beaucoup. Par contre l’ensemble des membres de dopplr ont fait en 2008 l’équivalent de la distance de Saturne à la Terre. 1331 millions de km soit 8,9 années lumière. Ouah.

• J’ai passé 40 jours hors de chez moi. Finalement peu.

• Déplacement le plus court : Lille, le plus long Isla Mujeres. Mais je peux vous dire que les deux sont aussi agréables.

• Mon “réseau”, 50 personnes a fait 1,7 milliards de kilomètres en un an. Pas étonnant qu’on trouve peu le temps de se voir.

• Près de 6 tonnes de CO2. Oui je sais c’est pas bien. Mais cela prouve tout de même qu’on polue moins en prenant l’avion relativement souvent qu’en prenant sa voiture tous les  jours pour aller bosser (le métro est mon meilleur ami. Pour info un Hummer c’est 10 tonnes par an… donc une voiture normale ça doit se trouver entre les deux.

• Entre l’avion et le TGV quand je voyage ça va vite. Mais ramené à l’échelle d’une année je vais à peine plus vite qu’un canard.

Tout cela me donne pleins d’idées pour cette année. Quelques certitudes et quelques interrogations. Au nombre de ces dernière : si vous deviez faire un stop de 2/3 jours entre Paris et Bali vous choisiriez Tokyo ou Singapour ? Merci de vos conseils.

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Break à Isla Mujeres

C’est amusant comme ça se décide des vacances. Au lieu de jeter une pièce en l’air on fait confiance à twitter, une question, des réponses, et me voici en train de me reposer tranquilement à Isla Mujeres, au Mexique.

Un destination relativement surprenante lorsqu’on sait que je préfère les grandes agglomérations, même pour mes vacances, et surtout que lors d’une précédente escapade au Mexique il y a plus de 10 ans, autant j’avais aimé traverser le Yucatan, autant l’arrivée finale sur Cancun m’avait quelque peu écœuré à tel point que je m’étais promis de ne jamais remettre un orteil dans ce coin là du pays. Alors aller passer une semaine juste en face…

Bon justement c’est le “en face” qui fait la différence. On a vraiment l’impression que les touristes sont restés sur le continent. Pas de grands hotels de 50 étages ici, on a l’impression que l’île continue à appartenir aux “isleños” et que les touristes sont les bienvenus pourvus qu’ils sen fondent dans le paysage et n’essaient pas de construire une riviera bis dans les environs. Pour les amateurs de virées noturnes, de boites de nuit et de virées alcoolisées passez votre chemin et restez chez les sauvages en face. Si vous voulez du calme et avoir davantage l’impression d’être chez les Mexicains qu’au Mexique vous avez trouvé le bon endroit.

D’accord ça n’est pas tout près de Paris : près de 12h de vol entre Paris et Mexico puis la correspondance jusqu’à Cancun (encore 2h30) d’où vous prendrez le ferry pour l’île. Un trajet rendu largement acceptable par Air France qui a eu la judicieuse idée de me surclasser en business class. Vu les quelques douleurs que j’ai dans la jambe en ce moment c’est tombé à pic et voyager quasi allongé n’était peut être pas un luxe si superflu. En tout cas me voilà arrivé frais et dispo malgré la longueur du voyage. Merci encore à ma compagnie préférée. Ca peut sembler anecdotique mais l’expérience m’a appris à judicieusement choisir mes compagnies dès lors que je vais un peu loin, dieu sait qu’un service défaillant, quel que soit la classe dans laquelle vous voyagez, peut mettre un séjour en péril. Tant que je suis dans les remerciements, encore un grand merci au personnel du service “tourisme” de l’agence Air France Opéra qui sont encore su satisfaire mes demandes en un temps record. “Je veux aller dans un coin où vous n’avez quasiment aucune offre hotelière, peu demandé, où il a peu de disponibilités et bien sur tout doit être bouclé pour demain. Au fait je veux partir dans 3 semaines et je n’ai pas une seconde pour m’en occuper”. Et comme a chaque fois elles ont fait un miracle.

Ah…un petit détail, si votre vol arrive après l’heure du dernier ferry vous avez intérêt à loger au seul hotel qui a son propre service de navette en bateau faute de quoi vous serez contraint de passer une nuit de plus sur le continent avant de rejoindre l’île. A propos de l’hotel toujours, le Villa Rolandi, si vous voulez vous faire plaisir le service est de haut niveau et l’ambiance y est reposante. Rien à voir avec les “usines” de Cancun. Un peu éloigné du centre ville mais à 4 euros le taxi on arrive à survivre. Vous pourrez trouver moins cher et plus proche du centre mais l’offre hotelière reste quand même assez limitée, c’est justement ce qui fait le charme du coin.

Seul regret, quel que soit le nombre d’étoiles, rares sont les hotels qui proposent le wifi dans les chambres. Le Villa Rolandi, par exemple, malgré ses prestations haut de gamme ne l’offre que dans la zone commune du rez de chaussé. Agréable pour surfer en prenant l’apéritif à 2m de la piscine, mais ça vous amène à renoncer épisodiquement au confort de votre chambre tard le soir ou tôt le matin. Vu le nombre de personnes que je croisais avec leur portable dans le hall, je ne serai pas étonné que cette lacune soit rapidement comblée, les goûts de la clientèle évoluant. Quoi qu’il en soit ça a vraiment été la chose la plus inconfortable du séjour. Par contre, nombre sont les commerçants qui disposent d’un accès en ville et qui se feront un plaisir de vous donner la clé. Service et amabilité sont en effet une constante ici.

Pour les à cotés tout est globalement très bon marché et très bon tout court. A chacun ses gouts mais j’ai noté :

• Le resto du Villa Rolandi pour un bon repas, plutôt huppé. Nourriture méditéranéenne pour ne pas dire Italienne. Mais la qualité du service allié à la vue imprenable en fait un must.

le Bally-hoo pour prendre l’apéro sur la jetée et son poisson en papillotes.

La pizzeria Rolandi pour ses pizzas mais pas seulement : son poisson en crôute de sel pour deux est remarquable.

Olivia, cuisine méditérannéene très réussie dans un cadre tellement bien réussi qu’on se croirait quasiment en europe tant rien ne semble avoir laissé au hasard. Leur jardin intérieur est un vrai bijou pour aller diner.

Un peu surpris quand même de trouver autant de nourriture “italo-méditérannéenne” tout de même.

Liste non exhaustive, je n’ai pas la prétention d’avoir fait le tour des lieux (raison pour laquelle il me faudra sans toute y refaire un tour à l’occasion).

Les amoureux de la mer pourront se livrer aux joies de la pêche au gros, les plongeurs aller voire requins, dauphins et barrières de coraux. En ce qui me concerne j’avais prévu une ou deux excursions sur le continent pour raffraichir mes souvenirs d’il y a dix ans mais une douleur tenace dans la jambe due à un nerf qui fait des siennes m’a davantage poussé profiter du calme local. Sans regret aucun, de temps en temps rester un peu au calme fait du bien même si j’ai plutôt l’habitude de vacances “actives”.

A recommander donc pour un break, un voyage de noce, une petite semaine au grand calme. A proscrire si  vous recherchez une bulle occidentalisée où toute trace de la culture locale (et des habitants locaux) a disparu pour ne pas vous dépayser.

Merci aussi pour l’accueil et les bons conseil à Renée Wathelet, la “nomade virtuelle” de l’île. Je ne sais combien de ses contacts elle a attiré ici grâce à ses twitts et son album photo, mais qu’on ne vienne pas me dire que ça n’a pas apporté quelques touristes à un endroit finalement peu connu des voyagistes qui ne voient que par Cancun. Dommage d’un coté, pas si mal de l’autre : l’endroit garde ainsi son caractère. En passant on a pas mal parlé de Social Business, et vu l’énergie qu’elle dépense pour le bien de son île d’adoption, je pense que ça a du lui donner des idées. Des fois ça sert d’être un modeste influenceur.

Mon EOS m’ayant laché à l’arrivée et m’étant replié sur un compact, pas trop de photos cette fois-ci. Quelques vues du balcon de ma chambre et c’est tout. Mais ça donne quand même envie.

Bon je vous laisse, il faut encore que je boucle mes valises avant de rentrer sur Paris.

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