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J’ai testé l’A380 d’Air France
Posted by Bertrand in Avions and co, voyages on November 30, 2009
La semaine dernière j’ai eu la chance de me retrouver à bord du premier A380 reçu par Air France. L’occasion de partager mes premières impressions par rapport à cet appareil tant attendu.
Le contexte
Ironie de l’histoire, j’avais refusé un mois plus tôt les places à prix imbattables sur le vol inaugural qu’on m’avait proposé, ne pensant pas avoir le temps de me permettre une escapade New-Yorkaise ce week end là alors que j’aurais vraiment aimé être sur le vol inaugural. Finalement je me retrouve à m’organiser un week end de dernière minute quelques jours avant le départ et je me rend compte que le 380 est “disponible” pour le vol de retour. Aller en 777-300 et retout en 380 donc. Déception d’avoir raté le vol inaugural mais, comme nous faisait remarquer le personnel de bord, il s’agissait du 1er New-York-Paris vraiment “régulier” donc une petite première quand même.
Cela s’est largement ressenti dans l’ambiance à bord. Entre les passagers qui examinaient minutieusement l’appareil et les navigant chez qui on sentait une certaine fierté d’être là, de faire partie de cette aventure. Festival de photos, de vidéos, le tout dans une ambiance souriante et bon enfant.
Premier contact visuel
Bien sur on a tous vu l’A380 sur les nombreuses photos et vidéos qui trainent sur le net. J’avais eu l’occasion de l’apercevoir de 3/4 arrière en me posant à JFK le vendredi alors que lui venait d’achever son vol inaugural. Il faut vraiment le voir à coté d’un autre appareil pour mesurer son gigantisme. Le fait que sa silhouette soit largement héritée du reste de la gamme A3xx ne lui permet pas en effet de se distinguer par un esthétisme particulier comme le 747 l’a fait avant lui. Point fort : il a l’air relativement compact, avec des lignes plutôt tendues, surprenant en raison de sa taille. Point faible : il attire l’oeil par sa taille, pas par son style. Le 747, le Concorde, voire le futur 787 sont des avions qui amènent une certaine rupture au niveau des lignes. Rien de cela ici.
Sentiment confirmé lors de l’embarquement le lundi soir : dans la nuit, enchevêtré dans les passerelles, l’A380 n’a que l’avant
de son fuselage à nous offrir. Et à part les dimensions et le fait se “savoir” ce qu’il y a derrière, on est loin de la majesté d’un 747. On croirait plutôt un 340 qui aurais une grosse bosse sur le haut de crâne. Ou un A300-600ST (plus connu sous le nom de Beluga) qu’on aurait raboté. Pour le coté “gueule de star” on repassera. En fait, comme j’en ai eu la confirmation au débarquement à Roissy, on ne saisit sa beauté que de face et de loin, notamment au niveau du dessin des ailes. Remarquables. Pour être impressionné par la beauté de l’engin rien ne sert de s’en approcher de trop près donc, autant l’admirer de loin. Ca n’est donc pas en tant que passager qu’on a l’occasion d’en faire les plus belles photos. Mais il y a assez de matière disponible sur le net pour sat
isfaire tout le monde.
Voilà pour le coté “visuel”. Bien sur il n’y a pas que cela qui compte mais nul ne niera que lorsqu’un tel appareil arrive sur le marché tout le monde se demande quel effet il fait “en vrai” et s’il a le charisme qui sied à son rang.
Embarquement
Lorsqu’on connait les joies de l’embarquement sur certains gros porteurs et dans certains aéroports on peut craindre qu’avec une telle quantité de passagers on frise la catastrophe. Je n’ai pas vu le dispositif d’embarquement de CDG mais voici l’expérience JFK. Beaucoup, beaucoup de monde au niveau de la porte d’embarquement : entre les passagers et les curieux qui embarquent sur d’autres vols mais veulent voir “la bête”, il y a foule. D’ailleurs je devrais dire “les portes” puisqu’une porte d’embarquement est dédiée à chaque pont de l’appareil. Avantage : on ne doit pas mettre plus de temps qu’avec un long courrier normal. Et ce fut le cas. Remarquez qu’Air France a choisi une configuration de 500 et quelques sièges. Je suis curieux de voir ce que cela donnera avec des configurations à plus de 800 sièges que commencent à demander certaines compagnies low-cost. Bref cela se passe bien et vite et de toute manière je ne m’attarde pas : je profite de mon statut “elite +” pour griller la politesse à tout le monde et rentrer dans les premiers dans la cabine afin d’en profiter un peu au calme sans trop de monde autours.
Premières impressions dans la cabine
Pas de folie pour ce vol : c’est la classe éco (“Voyageur”) que j’ai testé. La business attendra. Ce qui m’a permis également de
tester les conditions de voyage de 80% des passagers. Inutile de préciser que tout est propre et que ça sent le neuf. C’est le moins qu’on puisse demander à un avion qui n’effectue que sa 4e traversée de l’Atlantique. Je suis placé siège 12C, ce qui est dans la configuration retenue par Air France un des premiers rangs derrière la “Première”, tout à l’avant de l’avion, au pont inférieur. Pour info la business, quant à elle, prend une grande partie du pont supérieur. L’occasion de traverser la fameuse “première” et de rêver un peu.
La première chose que l’on ressent est une vraie impression d’espace. Et ce dès qu’on passe la porte de l’appareil. Fini l’impression de traverser une cuisine pour accéder sa place : on a presque l’impression d’être accueilli dans un vrai hall, avec le grand escalier qui mène à l’étage supérieur (rien à voir avec le ridicule escalier qui permet l’accès au pont supérieur d’un 747..). Cela est vrai à l’entrée de l’appareil, en “première”
bien sur mais également en éco. On respire, on se sent au large, que ce soit en hauteur comme en largeur.
On nous a promis de la place en plus, on l’a. Maintenant si c’est le cas de manière tellement visible sur les “espaces communs”, faute de me promener avec un double décimètre j’en suis réduit à me fier à mon impression pour les sièges avec un risque de biais évident : soit être trompé par le sentiment global de confort soit au contraire attendre trop de ce nouvel appareil.
Je ne pense pas qu’on ait gagné quoi que ce soit en largeur sur les sièges. Et s’il y a un gain au niveau des jambes il n’est pas monumental par rapport au 777 que j’avais à l’aller. D’un autre coté je me fie à mon seul critère : savoir si j’ai les genoux qui cognent dans le siège de deva
nt et si je peux allonger mes jambes sous le siège de devant. Aucun soucis ici (pour info je fais 1m88). Je me demande par contre si les allées n’ont pas un peu rétréci… peu importe. Autre chose remarquable : l’espace entre le siège coté hublot et le hublot lui-même. Certainement en raison de la courbure de la carlingue à cet endroit (comme sur le pont sup’ du 747), c’est rééllement impressionnant. Qui a l’habitude, comme moi, de demander des hublots pour avoir quelque chose sur quoi s’appuyer pour dormir va devoir faire quelques contorsions et adopter une position plus inclinée. En tout cas là encore on se sent moins confiné.
Quoi qu’il en soit (et c’est le moins qu’on pouvait attendre) rien à voir avec l’indigence des cabines des 747 opérés par Air France et dont l’arrivée du 380 va permettre le remplacement progressif. Tant mieux car ils sont véritablement indignes d’une compagnie digne de ce nom, tant au niveau de la configuration de la cabine que des équipements de distraction en vol (essayez un Paris-San Francisco de 14h sans écran individuel et vidéo on demand, avec le siège de votre voisin de devant dans les genoux et on en reparle…).
Un seul regret, l’absence de cabine “voyageur premium”. Logique : elle a été conçue après qu’ait été arrêtée la configuration des premiers A380. Il faudra donc attendre le 4e ou le 5e A380 pour voir la premium voyageur dans le super-jumbo….et le passage des premiers à leur première grande visite d’entretien pour les voir s’en voir adjoindre une.
Bonne nouvelle coté Business : les sièges sont par blocs de 2 et non plus 3 dans l’allée centrale. Désormais on a soit une allée soit un hublot mais fini la position inconfortable de la personne coincée “au milieu”. Des petits riens qui font toute la différence. Read the rest of this entry »
Tags: A380 , air-france , airbusA bord du vol 1549
Posted by Bertrand in Avions and co on February 21, 2009
Je voue une admiration sans borne au monde du transport aérien, aux avions, à ceux qui les conçoivent et globalement à tous ceux qui font que cette industrie complexe fonctionne au quotidien.
Des accidents arrivent parfois. Infiniment rares ils sont aussi souvent fatals à ceux qui les vivent. Aussi l’amerrissage réussi du vol 1549 de USAirways et la conduite exemplaire de son commandant m’a simplement bluffé.
Cette vidéo doublée avec les échanges qui ont eu lieu entre la tour et l’avion permet vraiment de se mettre à la plage de l’équipage.
Flight 1549 Reenactment from Keir Clarke on Vimeo.